{"id":583,"date":"2026-02-26T12:32:37","date_gmt":"2026-02-26T11:32:37","guid":{"rendered":"https:\/\/ia-actus.fr\/?p=583"},"modified":"2026-02-26T12:32:37","modified_gmt":"2026-02-26T11:32:37","slug":"credits-carbone-internationaux-victoire-climatique-ou-passe-droit-des-riches","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ia-actus.fr\/index.php\/2026\/02\/26\/credits-carbone-internationaux-victoire-climatique-ou-passe-droit-des-riches\/","title":{"rendered":"Cr\u00e9dits carbone internationaux : victoire climatique ou passe-droit des riches ?"},"content":{"rendered":"<h4>Le 26 f\u00e9vrier 2026, l&rsquo;ONU a valid\u00e9 le premier projet de cr\u00e9dit carbone international de l&rsquo;histoire : la Cor\u00e9e du Sud finance le remplacement de foyers traditionnels en Birmanie et compte ces r\u00e9ductions dans son bilan national. Une r\u00e9volution pour le financement climatique ou un alibi pour \u00e9viter les efforts domestiques ? Entre promesses de co-b\u00e9n\u00e9fices et accusations d&rsquo;\u00e9coblanchiment, ce m\u00e9canisme issu de l&rsquo;Accord de Paris divise d\u00e9j\u00e0 la communaut\u00e9 climatique.<\/h4>\n<h2>Contexte et fonctionnement du nouvel instrument<\/h2>\n<p>Le 26 f\u00e9vrier 2026 marque un tournant dans la diplomatie climatique internationale. Pour la premi\u00e8re fois, un projet de cr\u00e9dit carbone transfrontalier officiel permet \u00e0 un pays d&rsquo;acheter les r\u00e9ductions d&rsquo;\u00e9missions r\u00e9alis\u00e9es par un autre \u00c9tat et de les comptabiliser dans ses propres engagements climatiques. Ce m\u00e9canisme prend racine dans l&rsquo;Article 6 de l&rsquo;Accord de Paris, adopt\u00e9 en 2015, dont les modalit\u00e9s de march\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 finalement valid\u00e9es lors de la COP29 \u00e0 Bakou en 2024, apr\u00e8s des ann\u00e9es de n\u00e9gociations techniques et politiques complexes.<\/p>\n<p>Concr\u00e8tement, un cr\u00e9dit carbone repr\u00e9sente une tonne de CO\u2082 soit \u00e9vit\u00e9e, soit s\u00e9questr\u00e9e. Le principe de transf\u00e9rabilit\u00e9 entre \u00c9tats repose sur une logique comptable : un pays ayant d\u00e9pass\u00e9 ses objectifs de r\u00e9duction peut vendre son \u00ab\u00a0exc\u00e8s\u00a0\u00bb \u00e0 un autre \u00c9tat qui peine \u00e0 atteindre les siens. Ces cr\u00e9dits viennent alors s&rsquo;int\u00e9grer dans le bilan national de l&rsquo;acheteur, lui permettant th\u00e9oriquement de respecter ses Contributions D\u00e9termin\u00e9es au niveau National (NDC).<\/p>\n<p>La gouvernance de ce nouveau march\u00e9 s&rsquo;articule autour de l&rsquo;ONU et de son secr\u00e9taire ex\u00e9cutif pour le climat, Simon Stiell, qui a valid\u00e9 les normes d&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 du syst\u00e8me. L&rsquo;architecture repose sur le triptyque MRV (Mesure, Rapportage, V\u00e9rification), cens\u00e9 garantir la r\u00e9alit\u00e9 et la permanence des r\u00e9ductions d\u00e9clar\u00e9es. Ce cadre technique vise \u00e0 \u00e9viter les d\u00e9rives constat\u00e9es sur les march\u00e9s volontaires de carbone, souvent critiqu\u00e9s pour leur manque de rigueur et de transparence.<\/p>\n<h2>Le premier projet approuv\u00e9 : Cor\u00e9e du Sud finance le remplacement de foyers en Birmanie<\/h2>\n<p>Le projet pilote qui inaugure ce m\u00e9canisme international implique une entreprise sud-cor\u00e9enne qui finance en Birmanie un vaste programme de remplacement de foyers de cuisson traditionnels. Ces \u00e9quipements rudimentaires, fonctionnant au bois ou au charbon, seront remplac\u00e9s par des foyers \u00e9conomes en \u00e9nergie, r\u00e9duisant drastiquement la consommation de biomasse. Les objectifs affich\u00e9s d\u00e9passent la simple r\u00e9duction des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre : am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de l&rsquo;air int\u00e9rieur, diminution des maladies respiratoires, r\u00e9duction de la pression sur les for\u00eats locales.<\/p>\n<p>La g\u00e9n\u00e9ration de cr\u00e9dits suit une m\u00e9thodologie pr\u00e9cise. Les porteurs du projet \u00e9tablissent d&rsquo;abord une baseline, c&rsquo;est-\u00e0-dire le niveau d&rsquo;\u00e9missions qui aurait continu\u00e9 sans intervention. Puis ils calculent les r\u00e9ductions effectives dans le sc\u00e9nario projet. La diff\u00e9rence constitue le volume de cr\u00e9dits g\u00e9n\u00e9r\u00e9s, enregistr\u00e9s dans le nouveau m\u00e9canisme onusien, puis transf\u00e9r\u00e9s au pays acheteur \u2013 ici, la Cor\u00e9e du Sud \u2013 qui peut les int\u00e9grer \u00e0 son bilan national.<\/p>\n<p>Sur le papier, les co-b\u00e9n\u00e9fices locaux sont nombreux : moins de temps consacr\u00e9 \u00e0 la collecte de bois de chauffage (souvent effectu\u00e9e par les femmes et les enfants), am\u00e9lioration sanitaire significative gr\u00e2ce \u00e0 la r\u00e9duction des fum\u00e9es toxiques, pr\u00e9servation du couvert forestier birman. Mais les risques pratiques ne sont pas n\u00e9gligeables. Sans formation ad\u00e9quate des utilisateurs, sans r\u00e9seau de maintenance locale, sans pi\u00e8ces de rechange accessibles, ces technologies import\u00e9es risquent d&rsquo;\u00eatre abandonn\u00e9es apr\u00e8s quelques mois. Le retour aux pratiques traditionnelles annulerait alors les r\u00e9ductions comptabilis\u00e9es, posant la question \u00e9pineuse de la permanence des cr\u00e9dits d\u00e9j\u00e0 transf\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<h2>Critiques, risques d&rsquo;\u00e9coblanchiment et limites techniques<\/h2>\n<p>Les d\u00e9tracteurs du syst\u00e8me ne tardent pas \u00e0 pointer les failles potentielles. Le premier risque concerne la surestimation des r\u00e9ductions. Les incertitudes m\u00e9thodologiques sont importantes : comment mesurer avec pr\u00e9cision la consommation de bois de milliers de foyers dispers\u00e9s ? Comment s&rsquo;assurer que la baseline choisie n&rsquo;est pas artificiellement gonfl\u00e9e pour produire plus de cr\u00e9dits ? Les erreurs de calcul, intentionnelles ou non, peuvent multiplier artificiellement le nombre de cr\u00e9dits d\u00e9livr\u00e9s.<\/p>\n<p>Le spectre du double comptage plane \u00e9galement sur ce m\u00e9canisme. Sans ajustements comptables rigoureux dans les NDC des deux pays concern\u00e9s, une m\u00eame r\u00e9duction d&rsquo;\u00e9missions pourrait \u00eatre comptabilis\u00e9e deux fois : par la Birmanie dans son bilan national et par la Cor\u00e9e du Sud via les cr\u00e9dits achet\u00e9s. Cette double revendication viderait le m\u00e9canisme de toute utilit\u00e9 climatique r\u00e9elle, transformant un transfert financier en pure illusion comptable.<\/p>\n<p>Mais c&rsquo;est l&rsquo;accusation d&rsquo;\u00e9coblanchiment qui cristallise les critiques les plus virulentes. Pour de nombreux observateurs et ONG environnementales, ce syst\u00e8me offre aux pays riches un \u00ab\u00a0passe-droit climatique\u00a0\u00bb : plut\u00f4t que d&rsquo;investir massivement dans la d\u00e9carbonation de leurs propres infrastructures \u2013 transports, industries, b\u00e2timents \u2013, ils peuvent acheter leur conformit\u00e9 \u00e0 moindre co\u00fbt dans des pays en d\u00e9veloppement. Cette strat\u00e9gie retarde les transformations structurelles n\u00e9cessaires dans les \u00e9conomies d\u00e9velopp\u00e9es et soul\u00e8ve des questions d&rsquo;\u00e9quit\u00e9 et d&rsquo;acceptabilit\u00e9 sociale. Politiquement, elle expose les gouvernements acheteurs aux accusations de greenwashing, minant potentiellement le soutien public aux politiques climatiques.<\/p>\n<h2>Impacts attendus pour les march\u00e9s, les \u00c9tats et les entreprises<\/h2>\n<p>L&rsquo;ouverture d&rsquo;un march\u00e9 international officiel des cr\u00e9dits carbone transforme radicalement la dynamique \u00e9conomique de l&rsquo;action climatique. La demande potentielle est consid\u00e9rable : de nombreux pays peinent \u00e0 respecter leurs engagements de Paris et pourraient se tourner vers ce m\u00e9canisme. Cette demande accrue devrait stimuler la liquidit\u00e9 du march\u00e9 et influencer la formation des prix, cr\u00e9ant de puissantes incitations financi\u00e8res \u00e0 l&rsquo;investissement dans des projets d&rsquo;att\u00e9nuation. Mais cette m\u00eame demande introduit une volatilit\u00e9 potentielle, avec des risques de bulles sp\u00e9culatives si les volumes disponibles ne suivent pas.<\/p>\n<p>Pour les pays en d\u00e9veloppement, ce m\u00e9canisme ouvre une fen\u00eatre in\u00e9dite de financement climatique. Les capitaux priv\u00e9s, attir\u00e9s par la perspective de g\u00e9n\u00e9rer des cr\u00e9dits monnayables, pourraient affluer vers des projets d&rsquo;\u00e9nergies renouvelables, d&rsquo;efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique ou de reforestation. Si ces projets s&rsquo;accompagnent de conditions de cofinancement et de renforcement des capacit\u00e9s locales, le transfert technologique pourrait acc\u00e9l\u00e9rer la transition \u00e9nerg\u00e9tique dans des r\u00e9gions jusqu&rsquo;ici sous-financ\u00e9es.<\/p>\n<p>Toutefois, les cons\u00e9quences pour la gouvernance nationale et la souverainet\u00e9 climatique m\u00e9ritent attention. Les \u00c9tats exportateurs de cr\u00e9dits devront arbitrer entre vendre leurs r\u00e9ductions exc\u00e9dentaires (source de revenus imm\u00e9diate) et les conserver pour leurs futures ambitions climatiques. Une d\u00e9pendance financi\u00e8re excessive aux revenus des cr\u00e9dits carbone pourrait fragiliser ces \u00e9conomies, particuli\u00e8rement si les prix s&rsquo;effondrent ou si les r\u00e8gles internationales \u00e9voluent d\u00e9favorablement. C\u00f4t\u00e9 acheteurs, la tentation de privil\u00e9gier les achats internationaux plut\u00f4t que les r\u00e9ductions domestiques pourrait affaiblir les politiques int\u00e9rieures et cr\u00e9er une vuln\u00e9rabilit\u00e9 strat\u00e9gique face aux fluctuations du march\u00e9.<\/p>\n<h2>Analyse strat\u00e9gique : impact \u00e0 long terme<\/h2>\n<p>\u00c0 court terme, les cr\u00e9dits internationaux pourraient effectivement aider certains pays \u00e0 atteindre, voire d\u00e9passer, leurs cibles NDC actuelles. Mais cette facilit\u00e9 apparente cache un danger syst\u00e9mique : le ralentissement des r\u00e9ductions domestiques. Si les \u00c9tats s&rsquo;habituent \u00e0 \u00ab\u00a0acheter\u00a0\u00bb leur conformit\u00e9 plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 transformer leurs \u00e9conomies, les objectifs de neutralit\u00e9 carbone \u00e0 l&rsquo;horizon 2050 deviendront hors d&rsquo;atteinte. Le v\u00e9ritable test se situe dans l&rsquo;\u00e9volution des ambitions : ces cr\u00e9dits doivent servir de compl\u00e9ment temporaire, non de substitut permanent.<\/p>\n<p>Pr\u00e9server l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de ce m\u00e9canisme exige un renforcement continu des r\u00e8gles MRV. Les exigences de permanence doivent \u00eatre durcies, avec des m\u00e9canismes d&rsquo;assurance en cas de r\u00e9version (incendies de for\u00eats, abandon de technologies). Les garanties contre le double comptage doivent \u00eatre inscrites dans les syst\u00e8mes de rapportage nationaux, avec des v\u00e9rifications crois\u00e9es internationales. Au-del\u00e0 du carbone, l&rsquo;inclusion obligatoire d&rsquo;\u00e9valuations de co-b\u00e9n\u00e9fices \u2013 sant\u00e9 publique, biodiversit\u00e9, emplois locaux \u2013 et le consentement libre, pr\u00e9alable et \u00e9clair\u00e9 des communaut\u00e9s affect\u00e9es doivent devenir des standards non n\u00e9gociables.<\/p>\n<p>Pour les acteurs publics et priv\u00e9s qui s&rsquo;engagent dans ce march\u00e9, plusieurs recommandations strat\u00e9giques s&rsquo;imposent. Privil\u00e9gier syst\u00e9matiquement les projets offrant des co-b\u00e9n\u00e9fices mesurables et v\u00e9rifiables, au-del\u00e0 de la seule r\u00e9duction carbone. Investir massivement dans la formation et la maintenance locales pour assurer l&rsquo;appropriation et la durabilit\u00e9 des technologies introduites. Cr\u00e9er des filets de s\u00e9curit\u00e9 financiers pour compenser les communaut\u00e9s en cas d&rsquo;\u00e9chec de projet. Enfin, exiger une transparence publique totale des transactions, avec publication des m\u00e9thodologies, des volumes et des prix, pour permettre un contr\u00f4le citoyen effectif et limiter les risques d&rsquo;\u00e9coblanchiment.<\/p>\n<h2>Entre promesse climatique et vigilance d\u00e9mocratique<\/h2>\n<p>Le premier projet de cr\u00e9dit carbone international cristallise les contradictions de notre \u00e9poque climatique. D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, des b\u00e9n\u00e9fices tangibles : financement accru pour l&rsquo;action climatique dans les pays en d\u00e9veloppement, co-b\u00e9n\u00e9fices sanitaires et forestiers pour les populations vuln\u00e9rables, mobilisation de capitaux priv\u00e9s vers la transition \u00e9nerg\u00e9tique. De l&rsquo;autre, des risques syst\u00e9miques : surestimation potentielle des r\u00e9ductions, tentation d&rsquo;\u00e9coblanchiment pour les pays riches, affaiblissement des efforts domestiques de d\u00e9carbonation.<\/p>\n<p>Le cas birman servira de test grandeur nature. Sa r\u00e9ussite ou son \u00e9chec d\u00e9terminera l&rsquo;avenir de ce m\u00e9canisme. Si les foyers \u00e9conomes continuent de fonctionner dans cinq ans, si les for\u00eats birmanes se r\u00e9g\u00e9n\u00e8rent effectivement, si les familles respirent un air plus sain, alors ce projet aura d\u00e9montr\u00e9 qu&rsquo;un march\u00e9 international peut conjuguer efficacit\u00e9 climatique et justice sociale. Si, \u00e0 l&rsquo;inverse, les \u00e9quipements sont abandonn\u00e9s, si les cr\u00e9dits se r\u00e9v\u00e8lent surestim\u00e9s, si la Cor\u00e9e du Sud utilise cet achat pour retarder sa propre d\u00e9carbonation, alors les critiques auront eu raison de sonner l&rsquo;alarme.<\/p>\n<p>La communaut\u00e9 internationale dispose encore d&rsquo;une fen\u00eatre pour fa\u00e7onner ce m\u00e9canisme. Renforcer drastiquement les garde-fous r\u00e9glementaires, exiger une transparence radicale, conditionner l&rsquo;acc\u00e8s au march\u00e9 \u00e0 des crit\u00e8res d&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 draconiens : autant de leviers pour transformer ce qui pourrait n&rsquo;\u00eatre qu&rsquo;un passe-droit des riches en v\u00e9ritable outil de solidarit\u00e9 climatique. Le choix appartient d\u00e9sormais aux n\u00e9gociateurs de la COP, aux r\u00e9gulateurs nationaux et, in fine, aux citoyens qui devront exiger de leurs gouvernements qu&rsquo;ils ne sacrifient pas l&rsquo;ambition climatique sur l&rsquo;autel de la facilit\u00e9 comptable.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 26 f\u00e9vrier 2026, l&rsquo;ONU a valid\u00e9 le premier projet de cr\u00e9dit carbone international de l&rsquo;histoire : la Cor\u00e9e du Sud finance le remplacement de foyers traditionnels en Birmanie et compte ces r\u00e9ductions dans son bilan national. Une r\u00e9volution pour le financement climatique ou un alibi pour \u00e9viter les efforts domestiques ? 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