{"id":336,"date":"2026-02-06T13:43:53","date_gmt":"2026-02-06T12:43:53","guid":{"rendered":"https:\/\/ia-actus.fr\/?p=336"},"modified":"2026-02-06T13:43:54","modified_gmt":"2026-02-06T12:43:54","slug":"600-milliards-et-lombre-de-lia-pourquoi-les-geants-du-saas-voient-leur-valorisation-fondre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ia-actus.fr\/index.php\/2026\/02\/06\/600-milliards-et-lombre-de-lia-pourquoi-les-geants-du-saas-voient-leur-valorisation-fondre\/","title":{"rendered":"600 milliards et l&rsquo;ombre de l&rsquo;IA : pourquoi les g\u00e9ants du SaaS voient leur valorisation fondre"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading\">600 milliards de dollars. Ce chiffre vertigineux ne repr\u00e9sente pas le PIB d&rsquo;un pays \u00e9mergent, mais bien l&rsquo;enveloppe que les g\u00e9ants technologiques s&rsquo;appr\u00eatent \u00e0 d\u00e9penser pour construire l&rsquo;infrastructure de l&rsquo;intelligence artificielle. Puces dernier cri, GPU par milliers, data centers tentaculaires : la course \u00e0 l&rsquo;IA g\u00e9n\u00e9rative mobilise des capitaux \u00e0 une \u00e9chelle rarement vue. Pourtant, au lieu de faire grimper les valorisations boursi\u00e8res du secteur logiciel, cette annonce provoque l&rsquo;effet inverse. Les entreprises SaaS et les fournisseurs de donn\u00e9es voient leurs actions chuter, prises dans un tourbillon de doutes : et si tout cet argent ne servait qu&rsquo;\u00e0 financer leur propre obsolescence ? La peur de la cannibalisation plane. Les investisseurs se demandent si l&rsquo;IA ne va pas simplement remplacer les abonnements logiciels payants par des outils gratuits, automatis\u00e9s et int\u00e9gr\u00e9s. Entre promesses de transformation et menaces de disruption, le march\u00e9 h\u00e9site, corrige, et cherche ses nouveaux rep\u00e8res. D\u00e9cryptage d&rsquo;un s\u00e9isme en cours.<\/h4>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">600 milliards d\u00e9vers\u00e9s dans l&rsquo;infrastructure : une r\u00e9volution ou une bulle ?<\/h2>\n\n\n\n<p>Pour saisir l&rsquo;ampleur du ph\u00e9nom\u00e8ne, il faut d&rsquo;abord comprendre o\u00f9 passe l&rsquo;argent. Ces <strong>600 milliards de dollars de Capex<\/strong> ne sont pas une vue de l&rsquo;esprit : ils se mat\u00e9rialisent d\u00e9j\u00e0 dans les commandes massives pass\u00e9es aupr\u00e8s de fabricants comme NVIDIA, dans les chantiers pharaoniques de centres de donn\u00e9es en Arizona ou en Irlande, et dans la fr\u00e9n\u00e9sie d&rsquo;acquisition de capacit\u00e9 de calcul. Microsoft, Google, Amazon, Meta : tous annoncent des plans d&rsquo;investissement qui feraient p\u00e2lir les budgets d&rsquo;infrastructure de nombreux \u00c9tats. L&rsquo;objectif ? Entra\u00eener des mod\u00e8les d&rsquo;IA toujours plus puissants, h\u00e9berger des services d&rsquo;IA g\u00e9n\u00e9rative \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale, et verrouiller les positions dominantes avant que la concurrence ne s&rsquo;installe.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais c\u00f4t\u00e9 Bourse, l&rsquo;enthousiasme s&rsquo;est brusquement refroidi. Les indices technologiques, apr\u00e8s des mois de hausse euphorique, ont marqu\u00e9 un recul sensible ces derni\u00e8res semaines. Plusieurs poids lourds du logiciel ont <strong>abaiss\u00e9 leurs pr\u00e9visions de croissance<\/strong>, \u00e9voquant une digestion difficile des cycles de vente, un allongement des d\u00e9cisions d&rsquo;achat chez les clients, et une incertitude quant \u00e0 l&rsquo;impact r\u00e9el de l&rsquo;IA sur leurs revenus futurs. Cette nervosit\u00e9 des march\u00e9s traduit une question fondamentale : le retour sur investissement sera-t-il au rendez-vous, et surtout, pour qui ?<\/p>\n\n\n\n<p>Les secteurs les plus touch\u00e9s par cette onde de choc sont les <strong>\u00e9diteurs SaaS<\/strong> \u2014 ces entreprises qui vendent des abonnements logiciels dans le cloud \u2014 et les <strong>fournisseurs de donn\u00e9es<\/strong>, qui mon\u00e9tisent l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 des bases de donn\u00e9es propri\u00e9taires ou \u00e0 des flux d&rsquo;information sp\u00e9cialis\u00e9s. Leur mod\u00e8le \u00e9conomique repose sur la r\u00e9currence : chaque mois, chaque ann\u00e9e, les clients renouvellent. Mais si demain une IA peut accomplir en quelques secondes ce que faisait un logiciel sp\u00e9cialis\u00e9, moyennant un prompt bien formul\u00e9 et quelques centimes de co\u00fbt de calcul, pourquoi continuer \u00e0 payer un abonnement annuel de plusieurs milliers d&rsquo;euros ? Cette question hante d\u00e9sormais les salles de march\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Quand l&rsquo;IA d\u00e9vore ses propres parents : les m\u00e9canismes de la disruption<\/h2>\n\n\n\n<p>La disruption ne rel\u00e8ve plus de la science-fiction. Elle se produit sous nos yeux, cas d&rsquo;usage par cas d&rsquo;usage. Prenons le <strong>codage automatis\u00e9<\/strong> : des outils comme GitHub Copilot ou des agents IA sp\u00e9cialis\u00e9s g\u00e9n\u00e8rent du code de qualit\u00e9 professionnelle en temps r\u00e9el. R\u00e9sultat ? Les d\u00e9veloppeurs ont besoin de moins d&rsquo;outils de productivit\u00e9 traditionnels, de moins de plugins payants, de moins d&rsquo;abonnements \u00e0 des plateformes de d\u00e9bogage ou de refactoring. Les interfaces conversationnelles, elles, remplacent progressivement les tableaux de bord complexes. Plut\u00f4t que de naviguer dans quinze menus d&rsquo;un logiciel de gestion de projet, un manager peut simplement demander \u00e0 une IA : \u00ab\u00a0Quels projets sont en retard ce mois-ci et pourquoi ?\u00a0\u00bb L&rsquo;IA interroge les bases de donn\u00e9es, synth\u00e9tise, et r\u00e9pond. <strong>La valeur se d\u00e9place de l&rsquo;interface vers l&rsquo;intelligence<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette substitution ne s&rsquo;arr\u00eate pas l\u00e0. Des outils gratuits ou quasi-gratuits, propuls\u00e9s par des mod\u00e8les d&rsquo;IA g\u00e9n\u00e9riques open source, commencent \u00e0 mordre sur les parts de march\u00e9 de logiciels tr\u00e8s sp\u00e9cialis\u00e9s. Les fonctions autrefois diff\u00e9renciantes \u2014 analyse pr\u00e9dictive, g\u00e9n\u00e9ration de rapports, segmentation client \u2014 deviennent des commodit\u00e9s accessibles \u00e0 tous via une API ou un plugin ChatGPT. Pour les \u00e9diteurs SaaS, c&rsquo;est un cauchemar : leur moat (foss\u00e9 concurrentiel) se r\u00e9duit comme peau de chagrin.<\/p>\n\n\n\n<p>Parall\u00e8lement, les <strong>co\u00fbts d&rsquo;infrastructure IA<\/strong> p\u00e8sent lourd. Former un mod\u00e8le de langage de pointe co\u00fbte des dizaines de millions de dollars. Le faire tourner \u00e0 grande \u00e9chelle, avec des temps de r\u00e9ponse rapides, n\u00e9cessite une flotte de GPU dont le prix unitaire d\u00e9passe les 30 000 dollars. Pour les entreprises qui veulent int\u00e9grer l&rsquo;IA dans leurs produits, cela signifie un capex \u00e9norme et un opex (co\u00fbts d&rsquo;exploitation) en croissance continue. Or, la rentabilit\u00e9 attendue tarde \u00e0 se mat\u00e9rialiser. Les clients testent, exp\u00e9rimentent, mais ne signent pas encore de contrats massifs. Le <strong>d\u00e9lai de r\u00e9cup\u00e9ration des investissements<\/strong> s&rsquo;allonge, et les marges se diluent. Les analystes scrutent d\u00e9sormais chaque trimestre avec suspicion : quand viendra le fameux ROI promis ?<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, toute la cha\u00eene de valeur est en train de se recomposer. Les <strong>hyperscalers<\/strong> (Amazon Web Services, Microsoft Azure, Google Cloud) sortent grands gagnants : ce sont eux qui vendent la puissance de calcul, qui h\u00e9bergent les mod\u00e8les, qui facturent au token g\u00e9n\u00e9r\u00e9. Les nouveaux entrants sp\u00e9cialis\u00e9s \u2014 OpenAI, Anthropic, Mistral \u2014 captent l&rsquo;attention et les financements. Pendant ce temps, les fournisseurs de donn\u00e9es traditionnels voient leur position fragilis\u00e9e. Si les mod\u00e8les d&rsquo;IA peuvent synth\u00e9tiser, enrichir et contextualiser l&rsquo;information \u00e0 la vol\u00e9e, la simple revente de bases de donn\u00e9es statiques perd de sa valeur. <strong>La diff\u00e9renciation se joue d\u00e9sormais sur la qualit\u00e9, la fra\u00eecheur et l&rsquo;exclusivit\u00e9 des donn\u00e9es<\/strong>, pas sur leur simple disponibilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Court terme contre long terme : qui va survivre \u00e0 la temp\u00eate ?<\/h2>\n\n\n\n<p>\u00c0 court terme, la nervosit\u00e9 domine. Les investisseurs r\u00e9\u00e9valuent les multiples de valorisation, surtout pour les entreprises SaaS dont la croissance ralentit ou dont le positionnement para\u00eet trop g\u00e9n\u00e9rique. Les actions corrigent parfois brutalement, au moindre signal faible : un trimestre d\u00e9cevant, une mention prudente sur l&rsquo;impact de l&rsquo;IA lors d&rsquo;une conf\u00e9rence d&rsquo;analystes, et c&rsquo;est la chute. Cette phase de <strong>r\u00e9\u00e9valuation des multiples<\/strong> est douloureuse, mais elle refl\u00e8te une r\u00e9alit\u00e9 : le march\u00e9 cherche \u00e0 distinguer les entreprises qui sauront tirer parti de l&rsquo;IA de celles qui en seront les victimes.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 moyen et long terme, le tableau pourrait s&rsquo;\u00e9claircir. L&rsquo;adoption de l&rsquo;IA va s&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer, et avec elle, une recomposition des mod\u00e8les \u00e9conomiques. Les entreprises qui auront su int\u00e9grer l&rsquo;IA comme un diff\u00e9renciateur \u2014 en l&rsquo;utilisant pour enrichir leur offre, am\u00e9liorer l&rsquo;exp\u00e9rience utilisateur, ou cr\u00e9er de nouvelles sources de revenus \u2014 sortiront renforc\u00e9es. Les autres, celles qui se contentent de vendre des fonctionnalit\u00e9s facilement reproductibles par une IA g\u00e9n\u00e9rique, risquent la <strong>consolidation forc\u00e9e<\/strong> : rachat \u00e0 prix cass\u00e9, fusion d\u00e9fensive, ou disparition pure et simple.<\/p>\n\n\n\n<p>Qui sont les <strong>winners probables<\/strong> ? D&rsquo;abord, les hyperscalers et les fabricants de puces : NVIDIA, AMD, AWS, Azure. Ils encaissent le capex, et plus l&rsquo;IA se g\u00e9n\u00e9ralise, plus ils facturent. Ensuite, les \u00e9diteurs SaaS qui ont su ancrer l&rsquo;IA au c\u0153ur de leur proposition de valeur : ceux qui transforment leurs produits en plateformes d&rsquo;IA verticales, avec des donn\u00e9es propri\u00e9taires, des mod\u00e8les sp\u00e9cialis\u00e9s, et une expertise m\u00e9tier difficile \u00e0 r\u00e9pliquer. Pensez \u00e0 un \u00e9diteur de logiciels m\u00e9dicaux qui entra\u00eene des mod\u00e8les sur des ann\u00e9es de dossiers patients anonymis\u00e9s, ou \u00e0 une plateforme de gestion financi\u00e8re qui int\u00e8gre des agents IA capables d&rsquo;automatiser la conformit\u00e9 r\u00e9glementaire. <strong>La diff\u00e9renciation par la donn\u00e9e et le savoir-faire m\u00e9tier<\/strong> devient la cl\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l&rsquo;inverse, les <strong>losers potentiels<\/strong> sont faciles \u00e0 identifier : les \u00e9diteurs qui vendent des outils g\u00e9n\u00e9riques (CRM basiques, outils de reporting sans insights avanc\u00e9s, plateformes de gestion de contenu sans personnalisation IA), et les fournisseurs de donn\u00e9es qui se contentent d&rsquo;agr\u00e9ger et de revendre sans valeur ajout\u00e9e analytique. Pour eux, l&rsquo;IA est un bulldozer.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant aux <strong>risques syst\u00e9miques<\/strong>, ils ne sont pas n\u00e9gligeables. La concentration de l&rsquo;infrastructure IA entre quelques mains (les hyperscalers) cr\u00e9e une d\u00e9pendance strat\u00e9gique. Les fournisseurs de mod\u00e8les, eux aussi, forment un oligopole naissant. Si OpenAI ou Google d\u00e9cident de modifier leurs conditions tarifaires, des centaines d&rsquo;entreprises pourraient voir leurs co\u00fbts exploser du jour au lendemain. Autre signal \u00e0 surveiller : le calendrier de ROI. Si d&rsquo;ici 18 \u00e0 24 mois, les entreprises ne parviennent pas \u00e0 d\u00e9montrer un retour tangible sur leurs investissements IA, une d\u00e9sillusion pourrait s&rsquo;installer, avec des cons\u00e9quences brutales pour les valorisations. Enfin, les ajustements r\u00e9glementaires \u2014 sur la confidentialit\u00e9 des donn\u00e9es, les biais algorithmiques, ou l&rsquo;usage de l&rsquo;IA en milieu professionnel \u2014 pourraient rebattre les cartes.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Ce que doivent faire les entreprises et les investisseurs maintenant<\/h2>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 ce bouleversement, l&rsquo;attentisme n&rsquo;est pas une option. Les \u00e9diteurs SaaS et les fournisseurs de donn\u00e9es doivent <strong>repenser leur mod\u00e8le de pricing<\/strong> d\u00e8s aujourd&rsquo;hui. Exit les tarifs forfaitaires d\u00e9connect\u00e9s de l&rsquo;usage r\u00e9el : place au <strong>usage-based pricing<\/strong> (facturation \u00e0 l&rsquo;usage) ou au <strong>value-based pricing<\/strong> (facturation selon la valeur cr\u00e9\u00e9e). Si votre IA fait gagner 100 000 euros par an \u00e0 un client, pourquoi facturer un abonnement fixe de 5 000 euros ? Indexez vos tarifs sur la valeur d\u00e9livr\u00e9e, et vous survivrez \u00e0 la commoditisation.<\/p>\n\n\n\n<p>Autre levier strat\u00e9gique : <strong>modulariser l&rsquo;offre<\/strong>. Certaines fonctionnalit\u00e9s IA doivent rester des features int\u00e9gr\u00e9es, incluses dans l&rsquo;abonnement de base pour conserver la comp\u00e9titivit\u00e9. D&rsquo;autres, plus avanc\u00e9es, peuvent devenir des plateformes \u00e0 part enti\u00e8re, mon\u00e9tis\u00e9es s\u00e9par\u00e9ment. Cette logique \u00ab\u00a0AI-as-feature vs AI-as-platform\u00a0\u00bb permet de capter plusieurs segments de march\u00e9 simultan\u00e9ment.<\/p>\n\n\n\n<p>Les <strong>partenariats strat\u00e9giques<\/strong> avec les hyperscalers sont \u00e9galement cruciaux. Plut\u00f4t que de construire votre propre infrastructure IA \u00e0 coups de millions, mieux vaut n\u00e9gocier des accords pr\u00e9f\u00e9rentiels avec AWS, Azure ou Google Cloud. Ces alliances offrent non seulement un acc\u00e8s privil\u00e9gi\u00e9 \u00e0 la puissance de calcul, mais aussi une co-visibilit\u00e9 commerciale et technique pr\u00e9cieuse.<\/p>\n\n\n\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 des investisseurs et analystes, l&rsquo;heure est aux <strong>stress-tests de sc\u00e9narios<\/strong>. \u00c9valuez chaque entreprise selon sa sensibilit\u00e9 au capex IA et son calendrier de ROI. Posez-vous ces questions : combien d\u00e9pense-t-elle pour int\u00e9grer l&rsquo;IA ? Quand ce co\u00fbt sera-t-il amorti ? Quels revenus incr\u00e9mentaux g\u00e9n\u00e8re-t-elle d\u00e9j\u00e0 gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;IA ? Privil\u00e9giez les entreprises qui d\u00e9montrent une <strong>trajectoire claire vers la mon\u00e9tisation<\/strong>, avec des cas d&rsquo;usage clients document\u00e9s et des contrats sign\u00e9s. M\u00e9fiez-vous des promesses vagues et des slides marketing sans chiffres.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, sur le plan op\u00e9rationnel, la r\u00e8gle d&rsquo;or est la <strong>priorisation<\/strong>. Tous les projets IA ne se valent pas. Concentrez-vous sur ceux qui offrent un ROI rapide : automatisation de t\u00e2ches r\u00e9p\u00e9titives \u00e0 forte valeur ajout\u00e9e, am\u00e9lioration de la r\u00e9tention client, r\u00e9duction des co\u00fbts de support. Optimisez vos co\u00fbts d&rsquo;infrastructure en n\u00e9gociant des <strong>cloud commitments<\/strong> (engagements pluriannuels \u00e0 tarif r\u00e9duit) et en mutualisant les ressources GPU entre \u00e9quipes. Montez en comp\u00e9tence : formez vos \u00e9quipes produit et commerciales aux sp\u00e9cificit\u00e9s de l&rsquo;IA, pour qu&rsquo;elles sachent vendre non pas des fonctionnalit\u00e9s techniques, mais des b\u00e9n\u00e9fices m\u00e9tier concrets.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Ni panique ni euphorie : garder la t\u00eate froide dans la temp\u00eate IA<\/h2>\n\n\n\n<p>Le march\u00e9 traverse une phase de turbulence, c&rsquo;est ind\u00e9niable. Mais cette correction \u00e9tait pr\u00e9visible, voire n\u00e9cessaire. Apr\u00e8s des mois d&rsquo;euphorie o\u00f9 tout projet estampill\u00e9 \u00ab\u00a0IA\u00a0\u00bb voyait sa valorisation s&rsquo;envoler, un retour \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 s&rsquo;imposait. Les 600 milliards de capex ne sont pas un gaspillage : ils construisent l&rsquo;infrastructure du futur. Simplement, ce futur ne profitera pas \u00e0 tout le monde de mani\u00e8re \u00e9gale.<\/p>\n\n\n\n<p>Les signaux de march\u00e9 \u00e0 surveiller dans les prochains trimestres sont clairs : \u00e9volution des taux de renouvellement des abonnements SaaS, chiffres de croissance des revenus li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;IA chez les hyperscalers, et surtout, <strong>d\u00e9monstrations concr\u00e8tes de ROI<\/strong> chez les entreprises utilisatrices. Si ces indicateurs passent au vert, la confiance reviendra. Sinon, attendez-vous \u00e0 de nouvelles corrections.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour les entreprises du secteur, le message est simple : <strong>diff\u00e9renciez-vous ou disparaissez<\/strong>. L&rsquo;IA n&rsquo;est pas une menace uniforme, c&rsquo;est un r\u00e9v\u00e9lateur. Elle expose les faiblesses des mod\u00e8les \u00e9conomiques fragiles et r\u00e9compense ceux qui savent cr\u00e9er de la valeur durable. Pour les investisseurs, l&rsquo;approche doit rester nuanc\u00e9e : ni fuir la tech par r\u00e9flexe, ni croire aveugl\u00e9ment aux promesses de disruption. Analysez, stress-testez, et privil\u00e9giez les entreprises qui ont un plan, des donn\u00e9es, et une trajectoire cr\u00e9dible. L&rsquo;IA redessine la carte du logiciel mondial. Autant apprendre \u00e0 lire cette nouvelle carte avant de s&rsquo;y aventurer.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>600 milliards de dollars. Ce chiffre vertigineux ne repr\u00e9sente pas le PIB d&rsquo;un pays \u00e9mergent, mais bien l&rsquo;enveloppe que les g\u00e9ants technologiques s&rsquo;appr\u00eatent \u00e0 d\u00e9penser pour construire l&rsquo;infrastructure de l&rsquo;intelligence artificielle. Puces dernier cri, GPU par milliers, data centers tentaculaires : la course \u00e0 l&rsquo;IA g\u00e9n\u00e9rative mobilise des capitaux \u00e0 une \u00e9chelle rarement vue. 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